Méduse(s) ou La mort dans les yeux, premières brassées estivales

Cher.e.s ami.es, proches ou inconnu.es,
bienvenu.es
entre la Bretagne ou la Bourgogne,
à l’une des premières de notre spectacle
« La mort dans les yeux »
Une broderie musicale, cinématographique et aérienne, aiguillée par Méduse, la mythique.
DSC_4203.JPG

Méduse resplendit. Elle se projette, invisible, à travers les fonds marins. Suspendue au sort cruel que lui réservent les dieux, elle est métamorphosée. Désormais, tout ce qu’elle fixe se transforme en pierre. Traquée, elle trouve la mort. De son cou jaillissent des milliers de créatures gélatineuses, elles tombent dans les eaux, dérivent et envahissent bientôt les océans, sourde vengeance.

affiche_meduse.jpg

Comme une traversée en eaux troubles, nous avons trempé dans l’histoire de Méduse et trouvé quelques retentissements sur l’état du monde actuel. Images fantasmagoriques en pellicule super 8, clarinette et clavier fous, voix et récits, trapèze et ultime suspension

…Retrouvons-nous…


le 30 Juin // Les Nuits de la Cherre
« La maison » 1996 Quartier La Cherre
40210 Luë
le 6 Juillet // Le Négral
12220 Lugan
le 11 Juillet // Le Petit Festival, Son Ar Mein
29630 Plougasnou
le 19 Juillet // Rencontres « La Saillante »
63840, Saillant
le 24 Juillet // Les Quincailleries
21150, Venarey les Laumes

 

Avec l’aide et le soutien de la Dérive, de Poul Rodou, du centre culturel An Dour Meur de Plestin les Grèves.

Fabriqué dans les interstices du quotidien, puis dans les murs et sur les planches du camp Dromesko à Rennes et de la gare XP à Paris.

Avec la bienveillance de tous nos regards extérieurs.

Au plaisir de vous voir et de vous rencontrer !
Le collectif Aurita
aurita crew.jpg
Publicités

Exposition collective / Galerie le 56 // Nantes

La Galerie LE 56, accueille
14 artistes
pour une expo collective:

COLOR ADDICT

Du 28 mars au 22 avril 2018

femme à la mort.jpg

VERNISSAGE mercredi 18 mars à partir de 18h !
*
Jeudi et Vendredi de 11h à 17h
Samedi de 15h à 19h
ainsi que le dimanche de 11h à 13h et de 15h à 18h
*
*
*

■ BIDAUD Valérie ■ Boris Davy ■ CRÉPEL Christine ■ DENOUAL Jocelyne ■ FORTIN Béatrice ■ GALLOIS Virginie ■ GUILLET Véronique ■ HERVY Anne ■ LAUNAY Florence ■ LE BIDAN Martine ■ LEGENDRE Sylvie ■ LESTANG Pomme ■ ROUSSET Cloé ■ STAWECKI Liliane

LE 56

Atelier-Galerie / 56 rue de l’Hermitage / Butte Sainte Anne / Nantes

Rendez-vous d’Hiver…

Notez bien dans vos carnets, nous sommes de sortie cet hiver !

  • « La Face cachée de l’iceberg » // Exposition collective, L’atelier du Coin, Saint-Étienne // Du 14 novembre au 31 décembre 2017

iceberg -.JPG

organes ice -

Organes de glace

Comme des petits organes de givre qui tiennent dans le creux d’une main. Des univers en soi, à la fois minuscules de taille et immenses de fibres internes, de réseaux transparents, de tâches mouchetées, de flux invisibles. Des îlots à porter sur le cœur, brodés de perles fines, de sequins irisés, de fils d’argent et de corail, encore palpitants sous la glace.

http://latelier-du-coin.blogspot.fr/

 

  • Le Petit Marché de l’Art // Exposition collective, Galerie Le Rayon Vert, Nantes // Du 18 novembre 2017 au 14 janvier 2018

trophée

« Bâillonner les réveils, mais en douceur. Une flore parasite se développe au sein de la mécanique des heures qui nous alarme sens cesse de nos devoirs quotidiens. Le cycle naturel comme mesure du temps, reprend ses droits, et vient symboliquement envahir nos réveils. Les plissés étouffent le cadran, puis se parent des aiguilles comme trophée, et le tour est joué, le temps d’une nuit ensommeillée. »

https://www.rayonvert.com/pages/program.html

 

  • Salon des Métiers d’art de Nantes // 8, 9 & 10 décembre 2017 //  De 10h à 19h

vague papillon -.jpg

Les Veuves 

« L’endeuillée, l’empoisonneuse, l’invisible » – Exploration textile à quatre mains – Louisa Vidal & Cloé Rousset

Broderie et coupe couture – De la mantille à la salière

A la fin du Moyen Age, on distinguait une veuve parce qu’une guimpe comme voile enveloppait sa tête, son visage, son cou et ses épaules. Le haut du corps disparaît, comme pour porter la mort sur soi.

L’usage social du corps des femmes est une clé, hier comme aujourd’hui. Si visibles et pourtant invisibles, les femmes traversent les siècles, comme des fantômes traversent les murs. Invisible, de leur labeur domestique, de leur soins aux enfants et aux mourants. Invisible, perdant leur nom à chaque union. Invisible au monde des idées, invisible à la postérité. Et si l’on faisait de cette invisibilité une force, une force sourde, un pouvoir en miroir ?

Le corps des femmes, comme revenante, comme insaisissable, comme une horde de papillons de nuit. Se revendiquer veuve, ou gagner en intégrité, se laisser pousser des ailes, noires, comme la nuit. Ne plus être dans l’ombre de l’autre, « Nous sommes toutes déjà veuves » !

Les veuves

 

https://www.salondesmetiersdart.fr/

 

 

 

 

 

 

 

Exposition itinérante Artextures 2017-2018

A l’occasion de la 9ème édition du concours Artextures, nous vous avons concocté une douce et voluptueuse surprise à quatre mains…

détail basse def.JPG

Mata Hari, Source du jour

Louisa Vidal & Cloé Rousset

A l’abri dans le tumulte de la toison ténébreuse, le bouton de soie rose réclame l’attention. Parfois adulé puis oublié, parfois torturé ou mutilé, le clitoris semble affaibli par l’histoire médicale. Pourtant, à y regarder de plus près il n’est pas seulement cet organe minuscule mais la clef de voûte de la vulve toute entière. Il est le protecteur du vagin, cette poche de douceur, matrice sublime du monde humain.

vue d'ensemble.JPG

vue moyenne.JPG

détail.JPG

Dans les croyances antiques1 on pensait que seule une femme qui a joui pouvait être fécondée. On accordait alors beaucoup d’importance au plaisir féminin que procure l’excitation du clitoris. Mais les approches plus productivistes de l’Europe du XVIème siècle dénigrèrent cette théorie2 et ce fut le début d’une sombre période pour le corps des femmes. De l’inquisition qui prétendait que le plaisir sexuel féminin était démoniaque aux adeptes de Freud3 qui le considérait comme puéril, l’organe de la jouissance féminine se perdit dans un tabou cruel4. Et pourtant cet organe est un des plus sensible du corps humain5, il n’est pas seulement cette petite protubérance entre les deux lèvres supérieures mais tout un tissage de terminaisons nerveuses qui entourent l’entrée du vagin. Il en est le nœud subtil.

Ce n’est ni un hasard, ni une erreur si la couche matricielle est toute entière embrassée par cet organe du plaisir. N’est-ce pas dans la joie que nous sommes vivants ? N’est-ce pas en parfaite logique que la jouissance donne l’envie de se reproduire ? De quelle vie hériteraient les âmes nouvelles si elles ne naissaient que de la douleur de l’enfantement ?

Nous voulons rendre les honneurs qui reviennent à la vulve dans son ensemble. Nous voulons adorer mata, la mère vénérée hindoue, dont le nom parcourut la planète entière. En indonésien il devint mata (l’œil) mata hari (la source du jour, le soleil) mata air (la source d’eau) et d’autres déclinaisons encore. En Europe il devint la matrice, la mère. Mata c’est aussi la terre nourricière abondante et sensible. C’est un tout inaliénable, la protection, la jouissance, la reproduction. C’est un universalisme dont certains mots racontent la force et dont certaines sciences nient l’évidence.

Nous voulons broder les lettres de noblesses de cette déesse bafouée. Feutrer l’immensité du monde interne et son inavouable beauté, sertir les monts d’un gouffre magnifique et puissant. Tisser un hommage à la source de vies joyeuses et accomplies.

……………………………………………………………………………………………………………………….

1Vers -300, Hippocrate l’appelle « le serviteur qui invite les hôtes » et savait qu’il était l’organe du plaisir féminin. Il pense aussi que les femmes doivent jouir pour être enceintes, in La Fabuleuse Histoire du clitoris de Jean-Claude Piquard, mai 2012.

2Nombreux sont les médecins qui ont dénigré les fonctions de plaisir du clitoris : En 1545 Charles Estienne attribue au clitoris des fonctions urinaires. En 1561, le réputé Vesalius est opposé à la normalité du clitoris, qu’il attribue à une déformation hermaphrodite. En 1760, Samuel Tissot, dénonce vigoureusement la masturbation clitoridienne dans L’Onanisme. Dissertation sur les maladies produites par la masturbation. Source wikipedia « clitoris »

3Trois essais sur la théorie sexuelle (en allemand : Drei Abhandlungen zur Sexualtheorie) Sigmund Freud paru en 1905

4Le courant « ovuliste » bannit, quasiment, le clitoris des manuels d’anatomie jusqu’en 1998, et la masturbation clitoridienne, de la bienséance jusqu’à 1968. wikipedia « clitoris »

5« cet organe surdoué du plaisir féminin, qui cumule plus de 10 000 terminaisons nerveuses, mesure 11 cm de long au repos et se déploie dans tout le bassin féminin avec ses racines, comme un phénix », préface de La fabuleuse histoire du clitoris de Jean Claude Piquard, par Julie Muret.

 

Calendrier d’exposition :

Carrefour Européen du patchwork / Ste-marie-aux-Mines / du 14 au 17 septembre 2017

Château de la Gobinière / Orvault / du 11 janvier au 18 février 2018

Manufacture Bohin / St-Sulpice-sur-Risle / du 24 février au 15 avril 2018

Citadelle de Brouage / de mi avril à mi juin 2018

Musée de la Toile de Jouy / Jouy-en-Josas / été 2018

Quil en Sud / Biarritz Halle Iraty / mai 2019